Question des lecteurs

 


Beaucoup de gens voudraient savoir les raisons pour lesquelles certains articles du site http://www.apprentissage-lecture.com sont communiqués à des scientifiques triés sur le volet et interrogent les critères de sélection.

L’idée nous est venue assez tardivement et les articles sont ceux dans lesquels les scientifiques mentionnés sont concernés de façon directe ou sous-entendue.

Les scientifiques dont il s’agit, au nombre de cinq, sont Stanislas Dehaene, André Giordan, Roland Goigoux, Franck Ramus et Jean-Emile Gombert. C’est des spécialistes dont les compétences sont reconnues dans le milieu scientifique et le système éducatif (l’Education nationale). Les éléments de présentation ci-dessous sont fournis par leurs sites respectifs en libre accès sur Internet.

 

- Stanislas Dehaene, Psychologue Cognitiviste et Neuroscientifique 

Professeur au Collège de France
Titulaire de la Chaire de Psychologie Cognitive Expérimentale
Membre de l'Académie des Sciences 

Directeur de l’Unité mixte INSERM-CEA de Neuro-Imagerie Cognitive à Orsay.

 

- André Giordan, Spécialiste de la Physiologie des régulations et de l’Epistémologie des Sciences 

Professeur à l’Université de Genève (Suisse) 

Directeur du Laboratoire de Didactique et d’Epistémologie des Sciences de l’Université de Genève.

 

- Franck Ramus, Psychologue Cognitiviste et Psycholinguiste 

Ingénieur diplômé de l’Ecole Polytechnique

Docteur es sciences (sciences cognitives)

Chargé de Recherches au CNRS

Laboratoire de Sciences Cognitives et Psycholinguistique.

 

 

- Roland Goigoux, Scientifique de l’Education, spécialiste de la recherche sur la lecture

Professeur des Universités et en Sciences de l'Éducation à l'IUFM d'Auvergne

Laboratoire de recherche PAEDI.
 

- Jean-Emile Gombert, Psychologue Cognitiviste, spécialiste de la recherche sur le développement du langage et l’apprentissage de la lecture
Professeur des Universités
Laboratoire de Psychologie du Développement et de l’Education.

 

Les résultats de leurs travaux font autorité dans la recherche scientifique et pédagogique notamment par rapport à un centre d’intérêt commun qui est l’enseignement de la lecture.

 

Ceux de Stanislas Dehaene sur les mécanismes de fonctionnement du cerveau quant à la lecture sont tout à fait convaincants et alimentent nos propres travaux.

Stanislas Dehaene, dont l’étude valide la méthode syllabique, peut critiquer, d’une part, nos conceptions inspirées des résultats de ses travaux de neurosciences et, d’autre part, notre perception de la méthode syllabique.

 

Ceux d’André Giordan sur la théorie de l’apprentissage appliqué à l’éducation sont également fort probants et nourrissent nos conceptions épistémologiques de la lecture.

André Giordan est, lui aussi, très bien placé pour débusquer d’éventuelles faiblesses de notre appareil didactique de la lecture sous l’angle des sciences cognitives.

Par ailleurs, il dispose des meilleurs outils pour apprécier les conceptions théoriques de la science et de la méthodologie de la recherche scientifique qui sous-tendent l’ensemble de nos contributions y compris au plan de l’analyse critique des travaux existants.

 

En tant que psychologue cognitiviste et psycholinguiste de même que tenant de la méthode syllabique comme Stanislas Dehaene, Franck Ramus est mieux qualifié que quiconque pour soumettre à l’examen les positions que nous développons pour le compte de la méthode syllabique en termes de neurosciences, de sciences cognitives et de linguistique.

 

Roland Goigoux est scientifique de l’éducation et tenant de la méthode globale que nous récusons comme Stanislas Dehaene, Franck Ramus, Jean-Emile Gombert et, à ce titre, il est le plus à même d’opposer les arguments les plus forts à notre réfutation de la méthode globale et apparentée.

Jean-Emile Gombert est un des scientifiques éminents qui défendent une conception didactique à référence phonologique conduisant à une approche phonologique de la lecture, conception et approche avec lesquelles nous sommes en profond désaccord.

A une exception, ils sont unis par une discipline qui est la psychologie cognitive ou science cognitive, dans le cadre de laquelle sont menés leurs travaux sur la lecture et son apprentissage. En outre, tous opèrent, de manière implicite, avec la linguistique ainsi qu'il ressort de l'analyse des champs lexicaux et sémantiques des résultats de leurs travaux. Enfin, l'un d'entre eux inscrit ses recherches dans le secteur des neurosciences.
Au total, ils rassemblent les trois branches de connaissances indispensables à l'édification, fondée sur des données scientifiquement établies, de la théorie didactique de la lecture qui sont la science cognitive, la linguistique et la neuroscience. Néanmoins, ce qui fait défaut à cette théorie est une composante linguistique explicite déterminée par la nature et le fonctionnement du français, c'est-à-dire par des références clairement formulées sur la base de la nature et du fonctionnement du langage humain dont le français.

 

Le but final est de nourrir le débat et susciter la critique.

S’il est des points communs entre la recherche scientifique et la démocratie, c’est bien le débat et la critique, qui sont source de progrès de la pensée et de la connaissance.

 

Bernard Wemague