Les nouveautés des réformes


Les solutions les mieux adaptées apportées par les réformes de 2002 et 2003 pour surmonter les difficultés actuelles de pédagogie et d'apprentissage de la lecture à l'école depuis la maternelle sont clairement explicitées : faire "connaître le nom des lettres de l'alphabet" et repérer les syllabes des mots de la phrase  et donc "découvrir comment fonctionne le code alphabétique".

Par suite, il n'est plus du tout question de "reconnaissance globale" des mots et des phrases ; ainsi, c'est notamment l'illettrisme et la "catastrophe" en orthographe qui sont évités aux enfants.

En somme, par leur démarche pédagogique adéquate, les réformes de 2002 et 2003 permettent, en amont, de maîtriser parfaitement le code écrit (que nous articulons au sens) et de prévenir l'illettrisme et, en aval, de mieux combattre l'illettrisme et d'acquérir une orthographe lexicale et grammaticale solide.

Précisons par ailleurs que sous-jacente aux "nouveaux programmes" est la notion capitale d'analyse. 
Les enfants sont sensibilisés à l'analyse des mots en unités constitutives.

La décomposition des mots en syllabes requise par la perspective de la reconnaissance de celles-ci et donc, en amont, de la nécessité de l'analyse, facilite le travail. 
L'opération d'analyse est indispensable à la fois pour lire et comprendre non seulement les mots, mais encore les phrases et les textes.

Les enfants sont ainsi préparés comme il se doit à l'un des fondamentaux des apprentissages scolaires qui est l'analyse et, par-delà, la compréhension.

Cela posé, certaines constantes sont présentes dans les différentes instructions ministérielles relatives aux méthodes de pédagogie et d'apprentissage de la lecture, telles que les qualificatifs de structuré, progressif et systématique. 
C'est parce que ces qualificatifs représentent des concepts logiques qui sont adéquats à la pédagogie et à l'apprentissage. 
Or, les méthodes de lecture satisfont peu à ces impératifs, et c'est l'une des principales sources de leurs difficultés tant au niveau de l'enseignement qu'à celui de l'apprentissage. 
En effet, malgré les apparences, elles sont très peu structurées : les données s'étalent à longueur des pages la plupart du temps sans remarque ni commentaire. Par conséquent, étant très peu organisées, elles sont également très peu progressives. A ce moment-là, la systématicité y trouve difficilement sa place.

La multiplicité et les fortes contestations des méthodes de lecture ainsi que les succès peu notoires de celles-ci sont des indicateurs de leur manque d'adéquation et justifient les réformes entreprises par le Ministre de l'Éducation nationale et, d'une certaine manière, leur abandon.

 

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