La méthode syllabique adéquate
La méthode syllabique adéquate est
celle qui est adaptée aux mécanismes du cerveau, des processus cognitifs et de
la langue française. Ainsi, elle est conçue d'après le fonctionnement cérébral,
cognitif et linguistique.
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La méthode syllabique Pourquoi la méthode de
lecture a-t-elle été décrite comme syllabique ? Trois arguments au moins justifient le qualificatif : L'acquisition des syllabes
est, après l'acquisition de l'alphabet, le deuxième socle de
construction de l'apprentissage de la lecture. Il s'agit de l'acquisition
du mode d'organisation et de fonctionnement des syllabes et, plus
exactement, de celui des éléments alphabétiques qui les forment dans
les mots. |
La méthode syllabique adéquate se construit
fondamentalement sur la structure et le fonctionnement des syllabes et des mots
et permet, en amont, de connaître le principe de formation des syllabes et des
mots et leurs réalisations phonétiques et, en aval, de discerner les syllabes
et d'identifier les mots, l’ensemble étant relié à des significations
menant à la compréhension (1).
Ce faisant, elle aboutit à la maîtrise du code alphabétique, résout le problème
d’autonomie en lecture ainsi que celui d'orthographe, prévient et lutte
contre le phénomène d’illettrisme.
En somme et conformément aux programmes officiels de 2002 et de 2006, la méthode
syllabique adéquate repose par-dessus tout sur le mode d’organisation des
mots et plus précisément sur la structure et le fonctionnement des syllabes,
données qui constituent l’objet de savoirs systématisés basés sur des règles
explicites simples et générales.
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Défauts de conception et de construction des méthodes syllabiques Pourquoi les réformes de 2006 n'ont-elles retenu ni recommandé aucun
des livres de méthodes syllabiques déjà en usage ? Les raisons en sont
nombreuses. Les unes se situent en amont et, les autres, en aval. Les
premières sont d'ordre scientifique et, les dernières, celles qui en découlent.
Le propos sera confiné à celles-ci dont voici les principales : Remarques |
Les méthodes globales et les méthodes semi-globales ou mixtes récusées à
travers les résultats scolaires et par les neurosciences mises à part, on peut
distinguer, selon le critère de modèle pédagogique, deux grands groupes de méthodes
de lecture qui sont les méthodes non syllabiques et les méthodes syllabiques.
Les méthodes non syllabiques, représentées ici en particulier par les méthodes
dites phonologiques, se définissent par une démarche pédagogique menant des
phonies aux graphies, ou des sons ou phonèmes aux lettres de l’alphabet, et
sont invalidées par les neurosciences comme étant contraires au principe de
fonctionnement des circuits cérébraux.
Les méthodes syllabiques peuvent être divisées en deux sous-catégories :
d’un côté, celles qui, sous l’influence des méthodes phonologiques comme
les méthodes phonémiques, partent des sons ou phonèmes pour aller vers les
lettres de l’alphabet et sont de ce fait remises en cause par les
neurosciences ; de l’autre côté, celle en l’occurrence la méthode
linguistique de lecture qui procède des lettres de l’alphabet vers les sons
associés et qui est validée par les neurosciences en tant que modèle
d’approche pédagogique correspondant à la nature et au principe de mécanisme de
fonctionnement du cerveau et des langues humaines, lequel consiste à aller,
d’une part, du visuel (les graphies) à l’auditif (les phonies) et,
d’autre part, des éléments graphiques simples (les lettres de l’alphabet)
aux éléments graphiques complexes (les combinaisons des lettres de
l’alphabet que sont les syllabes, les mots, les phrases et les textes).
Voilà pourquoi il y a incompatibilité fondamentale entre, d’un côté,
l’approche pédagogique qui conduit des sons aux lettres et, de l’autre,
l’organisation explicite et progressive des contenus matériels.
C’est également la raison pour laquelle les livres de méthodes non
syllabiques autant que ceux de méthodes syllabiques souffrent d’un réel déficit
d'explicite, d’organisation et de progression.
Bref,
influencées par les méthodes dominantes que sont les méthodes globales, les méthodes
semi-globales ou mixtes, les méthodes phonologiques, les méthodes phonémiques,
etc., les méthodes syllabiques ne font pas apprendre les lettres de
l’alphabet ; et, comme la plupart d’entre elles, les méthodes
syllabiques font apprendre à lire non pas à partir des lettres de l’alphabet
mais à partir des sons.
Il se comprend que de multiples défauts soient communs aux méthodes non
syllabiques et aux méthodes syllabiques.
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Le traitement syllabique dans les méthodes de lecture La transcription actuelle de la
langue française utilise 26 signes graphiques appelés lettres. Dans la
formation des mots, les lettres sont réunies par petits groupes de 2 à 5
éléments comme dans "sa
ble" et
"prin temps"
et, selon l'ordre de présentation des éléments
dans la chaîne graphique, les petits groupes ont des réalisations
phonétiques différentes correspondant à chacun d'entre eux. Il y a un lourd déficit de traitement
des structures et du fonctionnement des syllabes des mots
dans les méthodes de lecture (3). C'est un handicap définitif à leur
validité par rapport à la nature et au mode de fonctionnement des
langues humaines en général et de la langue française en particulier
dont la prononciation présente d'importantes irrégularités au regard du
système d'écriture ou de l'orthographe usuelle. En effet, le socle
pédagogique de lecture de la langue française repose sur le principe
selon lequel, sous telles conditions rigoureusement définies, telle suite
ordonnée précise de lettres se prononce de telle manière exacte. C'est
le principe le plus élémentaire et le plus fondamental qui, au bout du
compte, est à faire connaître, comprendre et apprendre à l'enfant et
qui s'avère incompatible avec l'approche globale ou phonologique des
méthodes de lecture. Ce qui, en dernière analyse, explique leur manque
de pertinence. |
La méthode syllabique pertinente est celle qui est validée en particulier par
les neurosciences et la linguistique et, par conséquent, respectueuse de la
nature et du mode de fonctionnement du cerveau et de la langue écrite, c'est-à-dire
1) celle qui part des éléments graphiques
simples pour aller vers les éléments graphiques complexes en l'espèce les
lettres de l'alphabet et leurs assemblages ;
2) celle qui s'appuie sur le système d'écriture actuel et intègre les
changements phonétiques subis par les éléments graphiques en fonction du
contexte et de la position au sein des
syllabes des mots ;
3) celle qui part des éléments graphiques pour
aller vers les sons qui leur correspondent ;
4) celle qui va des données
visuelles aux données auditives ;
5) celle qui est bâtie sur le mode d'organisation et de fonctionnement des
syllabes et des mots.
Pour résumer, le principe fondamental de la méthode syllabique adéquate est
l'acquisition des lettres de l'alphabet et de leurs combinaisons conduisant à
la maîtrise du principe d'organisation et de fonctionnement des syllabes et des
mots. La méthode linguistique de lecture (http://www.methode-linguistique.com
) se définit par ces propriétés caractéristiques de la méthode syllabique
adéquate.
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Indice de l'approche pédagogique adéquate Depuis toujours, les parents, sans exception, qui font apprendre à lire à leur enfant, partent des lettres de l’alphabet pour aller vers les sons qui leur correspondent. Le procédé conduit à la connaissance du mode d'organisation des syllabes et des mots et à l'assimilation des règles de leur prononciation. Les résultats de ce modèle d’approche n’ont pas révélé à ce jour d’inconvénient quelconque. C’est parce que le procédé, qualifié de « syllabique » ou d’ « alphabétique », obéit à l’ordre des choses, c'est-à-dire qu'il est logique. Depuis l’avènement du procédé qualifié
de « phonologique » et de « phonémique » né
d’une erreur d'utilisation des travaux de recherche en linguistique, les
enseignants mais non les parents, vont des sons aux lettres de
l’alphabet (5). Les neurosciences valident le procédé qui
mène des lettres de l’alphabet aux sons correspondants et contredisent
le procédé inverse. D’autres disciplines scientifiques telles la
linguistique générale permettent également
de démontrer que la démarche pédagogique de lecture qui conduit des
sons aux lettres de l’alphabet est mal fondée. |
Remarques.- Une méthode de lecture qui se définit
comme syllabique ou alphabétique et n'incorpore pas l'apprentissage des lettres
de l'alphabet dans son cheminement laisse à tout le moins perplexe. C'est
pourtant le cas des méthodes syllabiques à l'heure actuelle. La situation ne
recèle pas de mystère. L'influence des méthodes phonologiques a conduit les méthodes
syllabiques à partir des sons pour aller vers les lettres de l'alphabet, et
l'apprentissage des lettres de l'alphabet s'est alors avéré sinon inutile du
moins hautement problématique. L'impossibilité d'organisation progressive du
contenu matériel des méthodes syllabiques résulte de cette situation (6).
D'un point de vue scientifique et linguistique, l'absence d'enseignement des
lettres de l'alphabet s'explique par une méconnaissance de la nature et du mode
de fonctionnement des langues humaines.
Le
découpage syllabique et l’explicite
Comme
la méthode linguistique de lecture et bien que dans une perspective théorique
différente, certaines méthodes syllabiques opèrent une décomposition
des mots en syllabes, à juste titre sous deux aspects capitaux qui sont
d’offrir la possibilité de repérage des syllabes des mots et de
formuler les règles de leur prononciation. En termes d’explicite et au
regard de la nature et du mode de fonctionnement des langues humaines, une
méthode de lecture qui ne donne pas le moyen de discriminer les différentes
syllabes des mots est profondément lacunaire. Permettre de distinguer les
syllabes des mots, c’est fournir l’occasion d’énoncer les règles
de réalisations phonétiques des syllabes et donc des mots qu’elles
forment. Voilà pourquoi, d’un point de vue sémiologique, un enfant qui
ne domine pas la composition syllabique des mots ne saura pas reconnaître,
identifier et comprendre les mots, c’est-à-dire accéder à la compétence
en lecture. |
Les nouveaux programmes officiels de
2006, inspirés des résultats de la recherche scientifique et universitaire, insistent sur la nécessité d’un "enseignement systématique"
de la lecture.
La méthode linguistique de lecture rend possible cet enseignement qui, dans
l’optique d’une pédagogie scientifique,
s'assigne pour objet des connaissances explicites, structurées,
progressives, cohérentes, logiques, rigoureuses et complètes,
construites sur les catégories linguistiques signifiantes dont les socles sont
les lettres, l'organisation et le fonctionnement des syllabes. Ce que nous
formulerons par enseignement à base de connaissances
systématisées.
Le
code et le sens
Au niveau de l'articulation de la relation entre le code et le sens
dans l'approche pédagogique, la méthode de lecture pertinente est conçue
et bâtie sur les catégories linguistiques signifiantes dont les socles
sont les lettres, l'organisation et le fonctionnement des syllabes. Dans
ce modèle, le code et le sens se trouvent naturellement associés l'un à
l'autre (7). En dernier examen, c'est la méthode analytique et la
méthode synthétique qui sont articulées l'une avec l'autre dans la
méthode de lecture adéquate faisant de celle-ci un modèle pédagogique
unificateur ou intégrateur (8) et suggérant de ce fait l'existence non
pas d'une multitude de méthodes de lecture qui contredisent les unes les
autres mais d'une seule. C'est le résultat qui ressort de
la méthode linguistique de lecture. |
S'il fallait, par rapport à la méthode
syllabique adéquate, résumer en une formule l'enseignement de
la lecture issu de la recherche scientifique et universitaire de la dernière décennie
et préconisé à travers les nouveaux programmes officiels de 2002 et de 2006,
on dirait qu'il s'agit de méthode pédagogique de
lecture conçue et construite sur des connaissances explicites, structurées et
progressives dont les socles sont les lettres, l'organisation et le
fonctionnement des syllabes des mots.
Livret 1a. Lettres de l'alphabet et Livret 1b. assemblage des lettres bientôt
accompagnés d'Apprendre à lire en CP, qui se complètent à merveille
sur ces différents points, offrent les éléments de contenu de la méthode
syllabique adéquate.
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Au coeur de la syllabe La méthode syllabique adéquate
installe l'enseignement de la lecture au coeur des syllabes des mots. |
Bernard Wemague
26 mars 2007
(1) Il s’agit là
d’une définition très générale, applicable à l’état de transcription
non phonologique actuel et également à l’état de transcription phonologique
ultérieur de la langue française. C’est parce que d’un point de vue
scientifique, le principe de la démarche demeure le même dans tous les cas et
conduit des signes graphiques aux signes phoniques correspondants.
(2) Qui, mieux que le Ministre de l’Éducation nationale, est placé pour l’évaluation
scientifique et pédagogique des manuels scolaires en général et des livres de
méthodes de lecture en particulier ?
Or, il a recommandé une nouvelle méthode de lecture, récusant par là même
celles, ô combien nombreuses, qui existent déjà dans le domaine. C’est
parce qu’elles ne sont satisfaisantes ni scientifiquement ni pédagogiquement.
Les rapports du Ministère de l’Éducation nationale sont défavorables à bon
nombre de manuels scolaires. Ces derniers sont rédigés le plus souvent par
des enseignants et, parfois, des non-enseignants, qui ne sont pas scientifiques.
Ce qui leur manque, c’est précisément des arrières-fonds scientifiques et,
plus exactement, des bases théoriques, lesquelles sont indispensables à la détermination
des critères d’organisation et de progression des contenus pédagogiques. Et
pourtant, tous les manuels scolaires s’attachent à souligner leur
organisation et leur progression dans la présentation des contenus matériels,
en raison de leur rôle de toute première importance dans les domaines de
l’enseignement et de l’apprentissage. En réalité, l’organisation et la
progression d’un manuel scolaire, qui soient le moins irréprochables
possible, requièrent de solides compétences de scientifique, de chercheur et
d’enseignant. L’examen des ouvrages pédagogiques révèle que c’est chez
des universitaires que se trouve réuni l’ensemble de ces qualifications. Voilà
pourquoi nous défendons l’idée selon laquelle les enseignants des écoles,
des collèges et des lycées doivent avoir le même niveau de compétences que
leurs collègues des universités. Cela est indispensable pour une formation de
qualité. Les enseignants du primaire et du secondaire en sont d’ailleurs
conscients, puisqu’ils ne se satisfont pas de leur formation jugée
insuffisante et, dans certains cas, inadaptée. Le système éducatif devra tôt
ou tard trancher entre la situation actuelle et la proposition suggérée. Mais,
le plus tôt serait le mieux ! Le métier d’enseignant et la recherche
sont liés. Or, il n’y a pas de recherche sérieuse sans assises scientifiques
corrélatives. Finalement, science, recherche et enseignement sont étroitement
associés et doivent l’être à tous les niveaux d'enseignement et non
pas seulement dans l’enseignement supérieur comme on peut le constater
aujourd’hui.
(3) Dans certaines publications de l'Observatoire national de la lecture,
l'intervention travaille justement sur le traitement des mots écrits.
Cependant, elle ne s'assigne pas pour objet de connaissance le principe
d'organisation et de fonctionnement des syllabes des mots écrits. En
conséquence, là aussi, le traitement des structures et du fonctionnement des
syllabes constitutives des mots demeure lourdement déficitaire. C'est, selon
toute vraisemblance, parce qu'il s'agit d'un modèle d'approche pédagogique à
référence phonologique qui, par ailleurs, n'admet pas le mode de
décomposition des mots en syllabes basé sur le système d'alphabet usuel.
(4) Lorsque, devant les diverses et multiples valeurs
phonétiques revêtues par les lettres de l'alphabet dans les syllabes des mots
suivant le contexte et la position, les méthodes syllabiques se contentent
d'énoncer "b-a, ba", les connaissances ainsi fournies à l'apprenant
sont tout à fait insuffisantes ; pire, lorsque les méthodes non syllabiques
n'apportent même pas ce strict minimum indispensable, les résultats attendus
sont prévisibles.
Telle est la situation particulièrement difficile qui a nécessité la révision complète des programmes
d'enseignement de la lecture par le Ministre de l'Éducation nationale en 2006.
(5) Si l'apprentissage de la lecture à la maison est peu apprécié de certains
enseignants, c'est parce que l'approche pédagogique adoptée à l'école et
l'approche pédagogique pratiquée en famille sont totalement opposées l'une à
l'autre ! On imagine les difficultés d'un enfant soumis à cette épreuve !
Conscients de la situation, beaucoup de parents font apprendre à lire à leur
enfant avant la rentrée en CP. Est-ce la solution ? C'est sans doute la moins
mauvaise.
Les nouveaux programmes doivent permettre une harmonisation des procédures et
offrir par là même la possibilité d'une collaboration entre enseignants et
parents qui ne saurait être que bénéfique pour l'enfant.
(6) Une profonde divergence d'approche d'analyse critique des méthodes de
lecture est constatable entre les auteurs d'inspiration scientifique moderne et
l'auteur de ces lignes particulièrement en termes critériologiques. Dans le
premier cas, un certain nombre de livres de lecture choisis de manière
apparemment aléatoire et discutable sont examinés les uns après les autres
selon un schéma intuitivement préétabli, tandis que dans le dernier cas,
c'est l'ensemble de tous les livres de lecture qui est abordé en même temps à
l'aide des disciplines les plus en adéquation avec l'enseignement de la lecture
telles la logique, la linguistique, la science, la méthodologie, les
neurosciences, la psychologie, la phonétique, la phonologie.
Il s'agit en fait de deux modèles d'approche opposés, celui de la science
moderne et celui de la science post-moderne. Par rapport aux livres de lecture
dont il est question, l'un reste en surface pendant que l'autre descend au fond.
Enfin, les difficultés de la situation sont encore attestées par des
changements sémantiques inattendus et peu efficients des notions pédagogiques
fondamentales comme principe alphabétique, progression, etc.
Par exemple, la progression conduirait des phrases aux lettres (c'est le
cas des méthodes globales, des méthodes phonologiques et ainsi de suite) !
Dans un cas comme celui-ci, pédagogiquement parlant, l'auteur ne fait pas de
distinction entre une conception scientifique et une conception empiriste.
(7)
Un des points qui manifestent les
difficultés des méthodes de lecture est celui de la relation du code au sens.
Les méthodes globales et apparentées, les méthodes phonologiques et
dérivées, etc., sont construites autour du sens. La méthode linguistique de
lecture est élaborée en concomitance sur le code et le sens.
(8) La méthode de lecture adéquate renferme par nature l'ensemble des
éléments positifs contenus dans toutes les méthodes de lecture
actuellement existantes. Logiquement, il ne saurait en être autrement.
(9) "Syllabe" s'entend celle des mots de la langue française et est
synonyme de "syllabe naturelle" par opposition à "syllabe
artificielle" qui est reprochée aux méthodes syllabiques et ne correspond
pas forcément aux syllabes des mots du français. Il s'agit, bien entendu, du
français écrit ! C'est l'occasion de préciser ici que sauf indications
contraires, les notions de syllabe et de mot se réfèrent à la langue écrite.
La méthode linguistique construit l'apprentissage de la lecture à partir des
syllabes des mots de la langue écrite et vise essentiellement à faire
connaître, comprendre et apprendre les structures des syllabes et les règles de prononciation des syllabes au regard du
contexte et de la position de leurs éléments constitutifs.