Les actions appropriées contre l'illettrisme
Vis-à-vis de l'illettrisme, les réformes de 2002 et 2003 apparaissent comme
des dispositifs complémentaires qui se situent, pour les premières, en amont,
afin d'assurer une bonne maîtrise des compétences de base en même temps que
de prévenir l'illettrisme et, pour les dernières, en aval, afin de résoudre
le problème.
En amont, il s'agit de la préparation des enfants à l'apprentissage de la
lecture et c'est au travers de cette préparation, c'est-à-dire, plus
exactement, de la pertinence de la pédagogie mise en oeuvre, que s'opère la
prévention de l'illettrisme.
L'efficacité de la préparation et de la prévention dépend principalement
de la méthode mise en jeu. Celle-ci est fournie par les réformes de 2002 qui
précisent la démarche pédagogique et le contenu du programme destinés à
cette finalité.
Ces deux apports, auxquels s'ajoute le niveau du processus
d'intervention, se présentent comme les moyens les plus appropriés de la
prévention contre l'illettrisme.
En aval, sont concernés les enfants qui ont appris à lire à l'aide des
méthodes globale, mixte et phonétique dont les responsabilités dans les
difficultés actuelles, y compris l'illettrisme, sont clairement établies
après avoir été pendant longtemps suspectées par les uns et déniées par les
autres.
Les réformes de 2003 donnent des réponses qui sont les plus
cohérentes pour faire reculer l'illettrisme.
Au total, les réformes de 2002 renferment en elles-mêmes également les moyens de prévention contre l'illettrisme, tandis que celles de 2003 offrent des dispositifs susceptibles de le combattre avec succès.
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Dans ses déclarations au sujet de ce qu'il a
appelé "Le scandale contre l'illettrisme", Luc Ferry a souligné que
les "élèves ânonnent sans vraiment pouvoir comprendre le sens de ce
qu'ils lisent tant l'effort consacré au seul déchiffrage est intense". Au terme de l'examen, le lien entre
l'illettrisme et les carences des méthodes de lecture est une relation logique
et c'est pourquoi les "nouveaux programmes" de 2002 apportent la
réponse appropriée au problème, c'est-à-dire la parfaite maîtrise du code
écrit consistant précisément au réflexe acquis de l'analyse des mots en
constituants. Cela dit, il est frappant de voir à quel point toute allusion aux méthodes globale, mixte et phonétique est évitée à la fois dans les réformes de 2002 et celles de 2003 ; c'est l'expression du profond malaise créé par ces méthodes qu'il convient d'abandonner purement et simplement. |